3-7 décembre 2018
Europe/Paris timezone

Les années récentes ont permis des avancées extraordinaires dans notre compréhension de l’Univers et en particulier de ses composantes les plus étranges et les plus mystérieuses.
A l’aide de techniques de plus en plus sophistiquées, le nombre d’exoplanètes connues a augmenté de manière spectaculaire et atteint maintenant plusieurs milliers, avec une moyenne de deux découvertes par jour : certaines d’entre elles peuvent abriter des conditions favorables à l’éclosion de la vie comme sur la Terre, ce qui permet d’entrevoir la possibilité de découvrir des formes de vie extraterrestres.
Grâce à des satellites et des instruments au sol de plus en plus sensibles et précis, nous sondons l’environnement immédiat de ces objets mystérieux que sont les trous noirs. La découverte si longtemps attendue des ondes gravitationnelles émises par la fusion de deux trous noirs a apporté la preuve incontestable de leur existence, tout en révélant l’existence de masses jusqu’ici non détectées. Celle, très récente, de la fusion de deux étoiles à neutrons, a permis de détecter en coïncidence des ondes gravitationnelles et de la lumière.
Cette découverte a permis de pleinement confirmer l’origine de ces ondes. Elle a aussi apporté des informations précieuses en permettant la validation de modèles prévoyant que ces évènements étaient probablement à l’origine de la grande majorité des noyaux lourds de l’Univers (le plus spectaculaire et médiatisé étant le cas de l’or), et en apportant des contraintes fortes sur les théories de l’espace-temps.
En cosmologie, la moisson de données obtenues par le satellite Planck et la prochaine mise en service de puissants nouveaux instruments, tant au sol que dans l’espace, permettront de mieux comprendre l’origine de notre Univers et peut-être d’apporter des informations sur des états précédant le Big Bang.


La communauté d’astrophysique et d’astroparticules du site UGA –Savoie est fortement impliquée dans de nombreux travaux et collaborations relatifs à ces sujets passionnants.

 


A l’IPAG, des équipes travaillent sur les exoplanètes, l’astrophysique des trous noirs et de la haute énergie, et la cosmologie.

 


Du côté de l’IN2P3, le LPSC est investi dans la cosmologie (en particulier le satellite Planck, le projet NIKA2, et des grands instruments comme le satellite EUCLID et le grand télescope LSST), et la gravitation quantique.

 

Le LAPP est investi dans l’astrophysique des hautes énergies et abrite aussi une équipe membre du projet Virgo, associé à la découverte récente des ondes gravitationnelles.


Le séminaire sera donc l’occasion de présenter à l’ensemble de la communauté des physiciens les avancées dans ce domaine et l’implication des équipes locales dans ces découvertes.
Le niveau des exposés est destiné à un public scientifique averti, mais non spécialiste. A ce titre, la participation d’étudiants et de doctorants est fortement encouragée, afin d’élargir leurs connaissances scientifiques, et de susciter d’éventuelles recherches transversales.
Le colloque sera aussi l’occasion de diffuser les connaissances à un grand public de formation scientifique avancée.


Le comité organisateur est composé de Gilles HENRI (IPAG), Alexis CARLOTTI (IPAG), Juan MACIAS-PEREZ (LPSC), Aurélien BARRAU (LPSC), Frédérique MARION (LAPP).

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© Numerical relativity simulation: S. Ossokine, A. Buonanno (Max Planck Institute for Gravitational Physics), Simulating eXtreme Spacetimes project Scientific Visualisation: D. Steinhauser (Airborne Hydro Mapping GmbH)