Le démarrage de l'expérience ATLAS au LHC sur le site du CERN a eu lieu durant
l'automne 2009. Pendant la construction et l'intégration du détecteur, des tests en
faisceaux combinés contenant plusieurs sous-détecteurs ont eu lieu. Dans la région
avant du détecteur ( |eta| > 2.5), des tests en faisceaux combinés mettant en oeuvre
les calorimètres hadronique et électromagnétique ont eu lieu. Des données de
faisceaux de pions et d'électrons ont été analysées pour estimer l'efficacité
d'identification des électrons et le facteur de rejet des pions. L'identification des
électrons dans la région avant du détecteur peut être utilisée pour étudier les
désintégrations des bosons W et Z et aussi développer des outils qui permettront de
comprendre les différents bruits de fond mis en jeu. Une méthode pour estimer le
facteur de rejet des pions ainsi que l'efficacité d'identification des électrons est
présentée en utilisant une analyse discriminante basée sur les méthodes du
discriminant de Fisher et sur les Boosted Decision Trees. Il est ainsi montré qu'il est
possible d'obtenir une efficacité de détection des électrons de 50% pour un facteur de
rejet de plus de 200. De plus les outils développés durant les tests en faisceaux ont
permis également d'appliquer ces méthodes aux premières données du LHC avec des
collisions à 7 TeV.
Un deuxième volet de cette présentation repose sur une partie instrumentation basée
sur l'optimisation du trajectographe interne d'ATLAS pour la phase à très haute
luminosité du LHC (sLHC).
Des mesures de caractérisation des propriétés électriques et physiques des capteurs
sont actuellement effectuées en salle propre pour différentes concentrations de
dopage. En parallèle, des simulations numériques pour optimiser la structure du
détecteur permettent de déterminer les courants de fuite, les capacités entre les
différents implants ainsi que la configuration des anneaux de garde pour optimiser
l'acceptance géométrique des futurs systèmes de pixels d'ATLAS.